Apologie pour l'histoire continue ou les carnets d'un médiéviste
Deux mille neuf, janvier déjà évanoui, premières lignes de février. Le désir d'écriture se conjoint aux urgences du métier. Ces deux derniers mois ont été lourds, chargés de travail ininterrompu. Des lectures roboratives aussi, qui ont nourri des réflexions critiques. J'ai trois ouvrages en chantier, et notamment un dont vous avez déjà appris le projet si vous êtes un vieux lecteur de ce blog: celui sur la critique du web, qui devient un essai sur la critique historique de l'information, notamment électronique. Plusieurs circonstances, de Fréjus à Rome, m'ont poussé à reprendre le projet.
Les urgences du métier, c'est aussi la crise que traverse actuellement les mondes ouverts des chercheurs et des enseignants-chercheurs. J'écris ici: voilà ma façon à moi de protester contre cette réforme que tout le monde universitaire rejette (je ne connais pas un seul universitaire de sciences humaines qui ne m'en ait pas dit du bien -ce qui n'est même pas arrivé à l'époque de la LRU!). Il faut bien une réforme, certes, mais aussi brutale, sans aucun respect pour les procédures déjà existantes, sans se demander quelles en seront les retombées, c'est « suicider » l'université.
Le corps enseignant et la communauté des chercheurs a bien réagi: la manifestation d'aujourd'hui, à Paris, illustre bien leur détermination: il faut rediscuter ce décret. J'avoue éprouver des regrets, j'aurais dû