Apologie pour l'histoire continue ou les carnets d'un médiéviste
Après des mois de silence, je tente le retour. Je suis tenté par ce retour. J'imagine que plus personne ne vient ici, que les quelques amis bien intentionnés qui me sont toujours reliés par un fil RSS s'étonneront... Cela fait des semaines, des mois que je compose des notes dans ma tête, que je rêve de me relancer... mais mon métier m'a arraché au web, m'a détourné du blog. Un travail à en devenir fou, dans une course infernale aux réunions, aux projets et aux communications, sans pouvoir prendre du recul. J'ai abordé une volée de nouveaux dossiers historiques, quitte à rogner sur le temps de sommeil pour arriver à tout maîtriser.
Alors pourquoi tenter ce retour? A quoi bon ajouter encore cela à mon plan de travail? Y arriverai-je? Cela vaut-il encore la peine? Oui, cela vaut la peine, parce que j'en ai envie, parce que cela fait partie de ma mission d'historien que cette "divulgation", cette ouverture, cette explicitation de mon métier au plus grand nombre. Oui, cela vaut la peine parce que je sens confusément que j'en ai besoin, que c'est un moyen de diffuser l'histoire qui doit s'établir, parce que je pense avoir encore des choses à dire. Y arriverai-je? Je l'espère, j'allège mon emploi du temps en conséquence.
En parallèle, je compte bientôt renouveler le blog lui-même, restructurer l'objet en le déclinant de manière plus riche: le temps est venu pour moi de renouveler le genre à ma façon, en le conformant davantage à ce que je voudrais.